Stratégies et Régulation des Marchés

SRM

Responsables du projet :  Patrice Bougette et Frédéric Marty

Le Projet Structurant Stratégies et Régulation des marchés (SRM) propose des analyses des politiques publiques visant à l’analyse du fonctionnement des marchés et de la régulation des marchés, dans des visées descriptives, prédictives et normatives, avec des terrains d’application privilégiés tels le numérique, l’énergie, les transports, l’environnement ou bien encore les secteurs financiers et bancaires. Le projet rassemble des chercheurs et des enseignants-chercheurs en droit, économie et gestion.

Les fondements théoriques en économie s’inscrivent principalement dans l’économie industrielle, telle que la théorie de la concurrence imparfaite, et plus l’économie du numérique, notamment les plateformes et les écosystèmes numériques. L’application de l’économie industrielle aux problématiques du numériques fait le lien entre plusieurs membres sur des champs tels que l’économie de la concurrence, l’intelligence artificielle, la finance (plateforme de crowdlending par exemple). L’approche théorique en économie du droit (responsabilité) est également mobilisée. L’histoire des politiques de concurrence européennes et de l’antitrust américain (école de Chicago, antitrust américain de l’entre-deux-guerres) occupe une place croissante dans les travaux réalisés au sein du projet. Se situant à l’intersection de l’histoire des pensées et de l’histoire des faits économiques, elle fait le lien avec nos collègues du GREDEG qui travaillent dans le champ de l’histoire des pensées économiques et avec les juristes dans la mesure où l’approche réside en une analyse de la traduction des idées économiques dans la pratique décisionnelle des autorités de concurrence.

Les méthodologies utilisées couvrent un large éventail, à la fois au regard des trois disciplines impliquées mais également au regard des nombreuses coopérations interdisciplinaires développées en son sein. Les méthodologies se déclinent de la façon suivante:

  • Les travaux menés en gestion recourent de façon significative à la construction et au traitement économétrique de bases de données
  • Les travaux menés en droit relèvent de l’analyse substantielle propre à l’École de Nice et s’articulent également avec des apports d’économie du droit et un dialogue croissant avec les sciences pour l’ingénieur.
  • Les travaux en économie se rattachent à la fois au champ de l’économie industrielle et à celui de l’économie du droit - sur ce dernier point, ils combinent analyse économique du droit et économie institutionnaliste du droit. Dans le domaine de l’économie industrielle, les outils de la modélisation microéconomique en concurrence imparfaite et de l’économétrie (données qualitatives, ou encore approche par les doubles différences) sont utilisés. Sur la partie empirique, la construction de bases de données originales à partir de décisions juridiques fait partie des pratiques de SRM, comme cela a pu être fait sur la question des remèdes concurrentiels.

Membres du projet

Membres permanents : Jeanne Amar, Cécile Ayerbe, Magali Boucaron, Patrice Bougette, Olivier Bruno, Christophe Charlier, Samira Demaria, Caroline Lequesne Roth, Grégory Heem, Thierry Marteu, Frédéric Marty, Gérard Mondello, Eric Nasica, Mai-Anh Ngo, Florence Nicoud, Nathalie Oriol, Patrice Reis, Sylvie Rochhia, Alexandra Rufini, Philippe Saunier, Fabrice Siiriainen, Bernard Sinclair-Desgagné, Katja Sontag, Marina Teller.

Doctorants et post-doctorants :Leonie Blaszik, Ousmane Diagne, Ilona Dielen, Claire Lasserre, Jeanne Mouton, Nathalie Nielson, Alexandre Ruiz, Marie Sciaccitano.

Membres associés : Marc Deschamps, Maya El-Hourani, Joslem Ngambou, Julien Pillot.

Publications du projet