Publié le 18 mai 2026
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Mis à jour le 18 mai 2026
Date(s)
le 4 juin 2026
Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne
Les droits de la nature pour les peuples autochtones ? Une approche colombienne
Séminaire du 4 juin 2026 13h-17h, Amphithéâtre Lefebvre
12 place du Panthéon, 75005 Paris
Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne
Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne
Depuis une vingtaine d’années, nous assistons à un mouvement planétaire de personnification de la nature, de ses éléments ou de milieux naturels, initié en Amérique du Sud.
Ainsi, la Constitution équatorienne de 2008 et la loi bolivienne des droits de la nature de 2010 reconnaissent la personnalité et des droits à la Terre-mère ou Pachamama. En Colombie, ce sont des décisions de justice qui affirment la personnalité et les droits de fleuves et d’autres milieux naturels depuis l’arrêt Atrato de 2016, qui nous sera présenté par Sandrine REVET.
À première vue, ces innovations juridiques sont autant de traductions des manières indigènes et, en particulier, amérindiennes, de poser ce que nous appelons des règles de droit. À l’examen, toutefois, la correspondance entre les droits de la nature et les traditions juridiques autochtones peut être questionnée, comme le montrera Pierre BRUNET.
La présentation par Ana Maria LOZANO RIVERA des pratiques agricoles d’un peuple colombien : les Kogi de la Sierra Nevada de Santa Marta, nous permettra de confirmer ou d’infirmer l’écart qui pourrait exister entre la décision Atrato de 2016 et la manière de vivre d’après ce que les Kogi nomment le Droit de la Mère ou la Loi de l’origine.
Enfin, Pauline THIÉRIOT BAZAN nous rappellera cette condition nécessaire : pour que les Kogis puissent vivre dans le respect de la Loi de l’Origine et d’éventuels droits de la nature associés, encore faut-il qu’ils puissent accéder à leurs terres, ce à quoi l’association Tchendukua travaille depuis sa création.
Ces quatre exposés seront enrichis par les retours de chercheurs et chercheuses : ayant travaillé à la reconnaissance des droits Kanak de la nature dans les Îles Loyauté, Victor DAVID,
chercheur à l’IRD, portera la voix du peuple autochtone de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie. Chargé.es de recherche à l’Agence française de Développement – laquelle a soutenu l’association Tchendukua pendant plus de dix ans –, Farid LAMARA et Stéphanie LEYRONAS réagiront depuis leurs travaux respectifs sur les droits de la nature et les communs, notamment, sud-américains.
Entrée face au Panthéon
Ouvert au public – Inscription libre et gratuite auprès de Sarah Vanuxem